|
Dago Radio Sound - Croyances et traditions à Madagascar |
|
|
|
Face à la diversité des races et des modes de vie, la conception de l’homme et de l’univers demeure un facteur d’unité profonde.
Zanahary le créateur: Contrairement à de nombreux peuples animistes, les Malgaches croient à un dieu unique : le Zanahary (celui qui a créé). Cet état de fait facilita la tâche des missionnaires qui eurent moins de mal à convaincre la population que ce nom de Zanahary désignait aussi le dieu des chrétiens. Actuellement si le christianisme est religion courante à Madagascar, les pratiquants ne sont que 40 % de la population. Christianisme et croyances ancestrales font souvent bon ménage.
Les âmes et les ancêtres: La base même des croyances est simple mais varie à travers le pays. Les relations Dieu / Hommes sont régies par l’intermédiaire des âmes et des esprits ou, des ancêtres. Ces derniers sont chargés par le créateur de veiller sur les vivants. Les âmes des ancêtres qui contrôlent ainsi la soumission des descendants aux règles de la tradition, sont les garantes de l’ordre sur terre et peuvent apporter leur bénédiction mais aussi punir. C’est cette crainte des ancêtres qui est à l’origine du culte des morts.
Le culte des morts: Les ancêtres pivots de la société malgache font l’objet d’un respect mêlé de craintes qui s’expriment au travers de nombreuses cérémonies rituelles.
* Les rites funéraires: Synonymes de réjouissances et de dépenses extraordinaires, ces rites jouent un rôle primordial à Madagascar. Il faut fêter l’entrée du mort au royaume des ancêtres. Une fois le mort lavé, revêtu de ses plus beaux habits, il est enveloppé d’un linceul de soie. Le corps est alors exposé pendant quelques jours dans la maison. Ensuit, le transport de la dépouille jusqu’au tombeau est précédée d’un passage à l’église pour les chrétiens.
* En hommage aux ancêtres: L’exhumation des morts à lieu pendant les mois d’hiver (août…). La date de la cérémonie est fixée par un devin astrologue. En pratique, le tombeau est ouvert, les corps sont exhumés puis dépouillés de leurs linceuls. Les corps sont ensuite enveloppés dans des linceuls de soie neuf. Les participants promènent les corps autour du tombeau et les replacent dans leur demeure. La cérémonie se déroule dans l’allégresse générale.
Les interdits (les fady): Axée sur le respect d’un ordre naturel préétabli, la religion traditionnelle malgache rythme le quotidien par un contact permanent des vivants avec le sacré. La puissance des interdits dans la vie de tous les jours en est un signe évident. Le comportement des individus est régi par des usages et des interdits. Violer un usage entraîne le déshonneur et enfreindre un interdit implique un châtiment. |